BIBLIOGRAPHIE


Retrouvez tous les mois dans cette rubrique un extrait tiré d'un nouveau livre spirite 


L'extrait du mois de Février  est tiré du livre

3ème tome de la série Esprits

"Réincarnation"

de 

Justine Deffontis 

et Anthony Michel

     
le consolateur


Thèmes abordés:     

Roman

Langue:    Français
Date de parution:    02/2017
Format: 14x21
Broché:  111 pages

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Extrait

Il faut dire que le garçon brun s’était, sans séquelles particulières, sorti de son coma succédant à un accident de moto qui datait de l’été dernier.
    — J’entends bavarder. Je vous rappelle qu'on doit rendre la camionnette avant dix heures !
    — Oui, on sait ! répondirent en chœur Zelia, Achille et Théo en levant la tête.
    Depuis la fenêtre du troisième étage, c’était Emma qui venait de s’exprimer.
    Une vingtaine de minutes plus tard, les amis se retrouvè-rent dans le petit appartement de style ancien, comprenant une chambre et une belle pièce à vivre. Emma ferma la fenêtre afin de garder, dans le logement, un peu de chaleur, précieuse en ce mois de mars. « Merci les amis pour votre aide ! dit Théo. Emma va vous servir un verre. Moi, je ra-mène le véhicule. A plus tard. »
    Emma s'exécuta avec un large sourire. La jeune femme de vingt-et-un ans assouvissait enfin son désir d'indé-pendance en emménageant seule. Travaillant depuis plu-sieurs mois, il lui tardait de quitter le domicile familial, bien qu'elle s'entende très bien avec ses parents et sa sœur. Emma avait souhaité s'installer dans son quartier natal de la Croix-Rousse, situé sur une colline de la presqu’île lyonnaise.
Ses parents ne vivaient pas très loin d’ici. Ils s’étaient naturel-lement proposés d’aider leur fille à déménager aujourd’hui. Mais les amis avaient vraiment tenu à le faire entre eux. Richard Desmolière, le père d’Emma, était ébéniste et finis-sait de lui préparer une table solide. La semaine suivante, Anne, la mère, allait aider sa fille à faire quelques com-missions et rangements.
    La maîtresse de maison sortit des verres d'un car-ton et s'excusa de n'avoir à proposer à ses amis que de l'eau. Achille, qui s’apprêtait à taquiner la demoiselle, fut inter-rompu par la sonnerie de son téléphone.
 Il s'éloigna dans la pièce voisine pour répondre et revint après quelques mi-nutes. Il paraissait dorénavant soucieux.
Zelia, avec qui il était en couple depuis environ six mois, s’inquiéta :
    — Ça va ? Tu sembles avoir reçu une mauvaise nou-velle.
    — C'était l'assistante de mon père. Aujourd’hui, il est de garde à l'hôpital psychiatrique et se trouve au plus mal. Il ne peut même pas conduire pour rentrer. Selon son assistante, il est dans un état léthargique.
Zelia et Emma échangèrent un regard. Les deux amies, qui, suite au développement de leur médiumnité, étudiaient la philosophie spirite, savaient que la léthargie pouvait être provoquée par des Esprits désincarnés. Elles proposèrent donc à Achille de l'accompagner au Vinatier, célèbre centre hospitalier de Lyon.
Il accepta. Chloé, la meilleure amie d’Emma, devait retrouver son conjoint Mathias.
 Elle était très intriguée par la situation dont elle devinait l'orientation. Par contre, elle n’avait pas, jusque là, approfondi le spiri-tisme comme Emma et Zelia même si, depuis le mois de septembre, elle suivait des cours au centre Allan Kardec de Bron.
Pour l’heure, elle dut quitter ses camarades en de-mandant à Emma de la tenir informée des événements.
La voiture d'Achille était garée quelques rues plus bas, non loin de la place de l'Opéra. En rejoignant le véhicule, Zelia interrogea le jeune homme sur la santé de son père. Achille l’informa : « C'est vrai que, ces derniers mois, il n’est pas très en forme. Lorsqu’il revient du travail, il peut se sentir très fatigué. Il se plaint de fortes migraines. En re-vanche ce matin, il avait l’air de bien se porter. »
A cet instant, le garçon aux cheveux noirs et frisés inter-cepta un nouvel échange de regards entre sa compagne et Emma.
Il pensa aux facultés médiumniques des deux Croix-roussiennes.
Un frisson le parcourut. Bien qu'étudiant en médecine, Achille avait du reconnaître que des choses « surnaturelles » pouvaient exister. L'été précédent, son ami Théo – une fois réveillé de son coma – avait décrit, avec véracité, des faits qui s'étaient déroulés autour de lui tandis qu'il dormait profondément. Il aurait même, pendant son co-ma, communiqué avec Emma et Rafael, un autre médium et ami de la bande. En outre, Théo étudiait lui aussi la méde-cine.
 Achille pouvait difficilement douter de sa parole, ainsi que de celle de Zelia – avec qui il se sentait si bien. Médium depuis l'adolescence, la jeune femme originaire du Brésil avait un peu évoqué avec son cher et tendre le monde des Esprits.
Achille s'était étonné d'être facilement intéressé et ouvert à ce domaine ; contrairement à son père, qui l'avait mis en garde contre sa bande d'amis « particuliers ». Victor Sylla était psychiatre au Vinatier.
Son fils Achille avait rapporté à Zelia la vision des choses de son père à propos des personnes qui disaient pouvoir communiquer avec des défunts. Elles avaient « simplement », selon le médecin, des problèmes psychologiques.
Avant de mettre en route le moteur de sa petite auto, Achille demanda indirectement, en redoutant la réponse, au sujet des précédents soucis de santé de son père :
— J’imagine que vous avez une explication non médi-cale à ces symptômes.
— En effet, murmura Zelia. Les migraines peuvent être le signe d’une présence d'Esprits aux fluides lourds.
—    Donc mauvais ? s'inquiéta le jeune homme.
— Souffrants... rectifia Zelia avec un sourire bienveil-lant envers le jeune métis. Et une grande quantité de fluides amenés par ces Esprits peut provoquer la catalepsie, voire la léthargie. Mais, avant d’imaginer toutes sortes de choses, il